en tant que comédien - Théâtre
Les Justes
Une pièce d’Albert Camus, mise en scène de Diastème

du 5 au 27 Juillet 2008 à 20h, Théâtre du Chêne Noir, Avignon
16-17 Janvier 2009 : Fontenay-sous-Bois (94)
24 Janvier 2009 : Rambouillet (78)
30 Juin 2009 : Angers (49)
16-17 Novembre 2009 : Sion (Suisse)
18 Novembre 2009 : Yverdon (Suisse)
24 Novembre 2009 : Saint-Jean d’Angély (17)
2 Décembre 2009 : Dreux (28)
4 Décembre 2009 : Rueil-Malmaison (92)
10 Décembre 2009 : Cambrai (59)
17 Décembre 2009 : Vevey (Suisse)
21 Janvier 2010 : Neuilly (92)
Avec
Frédéric Andrau, Jeanne Rosa, Linh-Dan Pham
Renaud Le Bas, Jean-Edouard Bodziak, Julien Honoré
Bertrand Combe, Damien Bricoteaux, Mathieu Morelle

une photo de Mathieu Morelle avec Renaud Le Bas Jeanne Rosa et Frédéric Andrau
Décors : Cécille & Georges
Costumes : Frédéric Cambier
Sons : Thomas Lefèvre
Lumières : Stéphane Baquet
Assistant : Damien Bricoteaux

une photo de Mathieu Morelle avec Jeanne Rosa et Frédéric Andrau
Production : La Main Gauche
Une co-production Fontenay-en-Scènes / Fontenay-sous-Bois
Parrainé par le Chateau de Christin (www.chateaudechristin.fr)
Avec le soutien de l’Adami et du FIJAD
Avec la participation du Théâtre de la Méditerranée et du Théâtre Le Nickel / Rambouillet
Diffusé et soutenu par Atelier Théâtre Actuel
Coréalisation Théâtre du Chêne Noir
« J’avais vingt ans quand j’ai lu pour la première fois Les Justes. J’étais jeune et chafouin, pas commode, romantique. Cette pièce parlait du monde dans lequel je vivais, de l’injustice et du terrorisme alentour, de la folie, de la violence, de ce besoin d’amour éperdu, éternel, à la vie à la mort, avec des mots si beaux que chacun d’entre eux me laissait tremblant. Je n’ai pas tellement changé depuis, le monde n’a pas tellement changé, au fond.
On peut monter Les Justes tout le temps, c’est le principe avec les chefs-d’œuvre. Nous faire comprendre ce qu’il y a de plus compliqué chez l’Homme, avec des mots si simples qu’ils nous transpercent le cœur. Car c’est de ça qu’il s’agit, du cœur. L’histoire d’amour entre Yanek et Dora est sans doute ce que j’ai lu de plus bouleversant et de plus absolu, de plus beau. Pour le côté thriller – car c’en est vraiment un ! – je n’imagine pas de mise en scène sans essayer de retranscrire la fièvre et l’urgence inhérentes à l’intrigue. Il n’y a pas de moment de répit dans Les Justes. C’est une sensation vraiment forte, vingt ans après, de voir un rêve prendre forme. Et c’est un véritable plaisir que de se plonger dans les mots d’un autre, surtout quand cet autre, comme Albert Camus, est une partie aussi prenante et fondatrice de votre désir de devenir auteur et metteur en scène de théâtre. »
Diastème.

PRESSE:
Le Figaro
Le théâtre du Chêne Noir fait salle comble avec Les Justes de Camus revisité
avec une sensibilité à fl eur de peau par Diastème.
Nathalie Simon
Télérama
Les Justes, dʼAlbert Camus, mis en scène par Diastème, propose un point de
vue humaniste. (…) Les acteurs sont remarquables de… justesse et dʼeffi cacité
dramatique. Avec une lumineuse générosité, Camus raconte les paradoxes de
tout révolutionnaire : jusquʼà quel sacrifi ce aller pour faire régner la justice ? (…)
Jeanne Rosa et Frédéric Andrau composent un couple dʼamoureux militants
joliment romantiques.
Fabienne Pascaud
POLITIS
La pièce, où un révolutionnaire commet un attentat et se trouve ensuite
confronté aux manipulations du pouvoir, se déroule sans faux-fuyants, dans
un climat limpide et grave. Avec un très bel acteur, Frédéric Andrau, dans le
rôle principal, et dʼexcellents partenaires.
Gilles Costaz
La Terrasse
Ayant trouvé en Frédéric Andrau et Jeanne Rosa des interprètes à la mesure
de ces personnages intenses, et complétant sa distribution avec une bande
de jeunes gens à lʼallure et à lʼampleur romantiques adéquates, Diastème
propose une lecture lyrique et viscérale [des Justes]. La fougue et lʼenthousiaste
talent de cette jeune troupe fait mouche : lʼémotion est grande et la pression
dramatique effi cacement mesurée et maîtrisée.
Catherine Robert
Le Parisien
Les Justes au Chêne Noir : qualité du jeu. Jeanne Rosa sacrifi e son amour à
la révolution et Frédéric Andrau est un Yanek exalté.
Caroline Andrieux
la Croix
Diastème met en scène Les Justes dʼalbert Camus. Cet amoureux du travail de
troupe dirige avec une grande sensibilité ses comédiens ; sʼattachant plus aux
tiraillements intimes du groupe de révolutionnaires quʼà la dimension politique
du texte. Le spectacle permet de retrouver Frédéric Andrau – son excellent
comédien fétiche.
Bruno Bouvet
Holybuzz
samedi 26 juillet 2008, par Pierre François
« Les Justes » dans la salle confortable et comble du théâtre du Chêne
noir, est une pièce qui se laisse entendre autant que voir, avec un réel
plaisir. Certes, Dora a mis trois minutes de plus que ses partenaires à
rendre son personnage complètement crédible. Certes, la grande duchesse
était difficilement crédible dans sa visite à la prison. Il n’empêche : cette
pièce reste magnifique. Le texte, exceptionnel de concision philosophique
et de justesse verbale, est très bien servi par des comédiens qui ont su
rendre chacun de leurs personnages à la fois différents et semblables aux
autres. Entre l’illuminé Stépan, le solitaire Boria, le raisonnable Alexis et
l’assuré Yanek, on sent à la fois l’unité profonde et les divergences dues
aux personnalités.
On voudrait se souvenir de toutes les répliques du texte, ou presque, de
« je n’aime pas la vie, mais la justice qui est au-dessus de la vie » à
« c’est tellement plus facile de mourir de ses contradictions que de les
vivre » en passant par « mourir pour l’idée, c’est la seule façon d’être à la
hauteur de l’idée » ou « il n’y a pas de bonheur dans la haine ».
La complexité mentale du poète est bien mise en valeur par Yanek. Sa
scène d’amour avec Dora est également très bien interprétée, tant du
point de vue des jeux que de la force du dialogue. Et cette dernière est
particulièrement juste lors du récit de la mort de Yanek.
Pierre FRANCOIS

